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Les actus Coiffure

Le Bond Building s’invite dans presque toutes les cabines de coloration. Beaucoup de coiffeurs l’utilisent par habitude, sans toujours mesurer son action réelle. Certains cheveux en profitent pleinement, d’autres beaucoup moins. Un vrai décryptage s’impose avant chaque prescription.

 

Qu’est-ce que le Bond Building exactement ?

Le principe du Bond Building repose sur une idée simple : réparer les liaisons disulfures de la kératine, plutôt que de les recouvrir. Ces liaisons chimiques donnent au cheveu sa force et son élasticité naturelle. La chaleur du sèche-cheveux, une décoloration ou un lissage répété finissent par les casser au fil des passages en cabine. Depuis l’apparition de cette technologie chez Olaplex en 2014, plusieurs marques ont développé leur propre version, comme K18 sur les chaînes de kératine ou Kérastase sur la régulation du calcium capillaire.

Une action différente d’un soin classique

Un soin nourrissant travaille en surface, autour de la fibre. Le Bond Building agit plus profondément, à l’intérieur du cortex. La différence se ressent surtout sur des cheveux déjà fragilisés par des traitements chimiques successifs. Un client qui n’a jamais coloré ses cheveux ni utilisé de plaque ne présentera pas les mêmes besoins qu’une cliente ayant subi plusieurs décolorations en quelques mois.

 

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© Culture Coiffure

Sur quels cheveux le Bond Building fait vraiment la différence ?

Les cheveux décolorés, colorés ou lissés chimiquement forment le public le plus concerné par ce type de traitement. Sur ces fibres, les ponts disulfures sont massivement rompus, et le Bond Building comble un vrai manque structurel. Le résultat se voit rapidement sur la texture au toucher et sur la tenue de la couleur, qui se dégrade moins vite avec une fibre renforcée en profondeur.

Cheveux fins ou naturels, un intérêt plus limité

Sur une chevelure naturelle, jamais colorée ni exposée à la chaleur de façon intensive, l’apport du Bond Building reste marginal. Les liaisons disulfures y sont globalement intactes. Proposer ce type de soin dans ce cas relève plus du confort que d’une nécessité technique. Certains coiffeurs orientent alors leur clientèle vers un soin hydratant classique, moins coûteux et tout aussi adapté à cette situation.

 

Bien choisir le protocole en cabine

Un diagnostic capillaire avant chaque prestation permet d’ajuster le protocole selon l’historique du cheveu. Plusieurs étapes simples structurent généralement une application efficace en salon :

  • Observer la porosité et l’élasticité du cheveu mouillé avant toute décision
  • Intégrer le soin bond builder directement dans le bain de couleur ou de décoloration
  • Appliquer un second passage concentré en fin de service pour renforcer l’action
  • Terminer par un soin de finition adapté à la texture du client
© Culture Coiffure

Une saison particulièrement exigeante pour la fibre

L’été met les cheveux à rude épreuve. Le soleil, le sel et le chlore accentuent la porosité et fragilisent des liaisons déjà affaiblies par une coloration récente. Beaucoup de clientes reviennent en cabine après leurs vacances avec une fibre asséchée, parfois cassante sur les longueurs. C’est le moment où un rappel de Bond Building en institut prend tout son sens, en complément d’un protocole hydratant classique.

Anticiper la rentrée capillaire

Proposer une cure de quelques semaines avant la rentrée permet de préparer la fibre aux prochaines colorations d’automne. Une cliente régulière en coloration bénéficie particulièrement de cette approche préventive, plutôt que d’attendre les premiers signes de casse pour agir.

 

Conseiller le bon relais à la maison

Le travail en cabine ne suffit pas sans un relais adapté au quotidien. Recommandez un shampoing et un masque bond builder à utiliser une à deux fois par semaine, sans excès. Une application trop fréquente n’apporte rien de plus et alourdit inutilement des cheveux déjà traités en salon. Pour les cheveux naturels ou peu sollicités par la chaleur, orientez plutôt vers une routine hydratante classique, à base d’huiles légères ou de masques nourrissants.

Le Bond Building trouve sa vraie place sur les cheveux chimiquement sollicités, en coloration comme en lissage. Sur une fibre naturelle et peu abîmée, d’autres soins répondent mieux aux besoins réels. Adapter la prescription à chaque profil capillaire fait toute la différence entre un service standard et un conseil vraiment personnalisé.

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